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Les articles de Tom BILTON : la guerre d'Algerie

Tom Bilton                                           

 

 

Connaissance de la France

 

 

Pourquoi la Guerre d’Algérie est-elle toujours un sujet d’actualité en France aujourd’hui?

 

 

 

En répondant à cette question je vais d’abord expliquer les faits récentes qui ont mené à la rubrique d’Algérie étant discutée tant dans la presse français d’aujourd’hui.  Je vais me demander comment, pendant une longue période, les français ne préféraient pas en parler de trop.  Je vais regarder comment le conflit était complexe, et comment il a mené aux changements profonds pour les différents groupes de gens.  Je vais tenter d’expliquer l’angoisse de la France, qui se voit comme républicain et libéral, en acceptant que leur comportement militaire en Algérie fût si problématique.  Je vais ensuite faire comparaison entre ce souvenir d’Algérie et d’autres aspects de l’histoire française du vingtième siècle, et je vais demander s’il faut d’abord oublier pour souvenir plus tard.

 

 

 

 

Il faut dire d’abord que ce conflit était plus complexe que une guerre entre deux pays.  En comparaison avec l’accomplissement de l’indépendance de ses voisins le Maroc et la Tunisie; «(Mendès) [président de la république en1954] ... tried to reconcile the conflicting demands of nationalists, French settlers, and the French state in ...Tunisia and Morocco» [Gildea], ce processus était plus difficile en Algérie. Ce pays était administré comme une partie de l’intérieur de la France, divisée en quatre départements.  C’était la colonie du peuplement, et il y avait une grande population ethnique européenne francophone qui résistait à chaque concession à la cause nationaliste.  Il y avait beaucoup des Algériens modérés.  Il y avait des Algériens qui faisaient parti des services de sécurité français.  Il y avait des français qui ont sympathisé avec la lutte des nationalistes algériennes, y inclus ceux qui avaient refusé de battre.  «les trois conflits du conflit algérien: une guerre d’indépendance algérienne; une guerre civile franco-français ; et une guerre civile algéro-algérienne» [Stora]

 

 

 

 

A l’époque, et jusqu’au 1999, le gouvernement français a refusé de reconnaître le conflit comme une guerre. En juin 1999, l’Assemblée Nationale a voté de renommer les «opérations de maintien d’ordre» [Baque] à l’intérieur de la république, comme «La Guerre d’Algérie» [Baque].  Ce n’était pas pour légitimer les idées anti-coloniales, mais plutôt pour accepter les faits d’un conflit qu’avaient touché directement les vies des députés eux mêmes: «La génération qui a vécu la guerre d’Algérie est arrive au pouvoir.» [Bacque].  Inclus dans cette liste des anciens combattants sont les teneurs des postes gouvernementales les plus importantes à l’époque; Jaques Chirac, président de la république; Lionel Jospin, premier ministre; et Jean-Pierre Chevènement, ministre de l’intérieur.  «Une trentaine d’anciens combattants «là bas» sont aujourd’hui députés, de droite ou de gauche» [Bacque].  Un aspect important que ces hommes et femmes politiques ont considéré en votant pour ce changement, c’est la question des pensions des vétérans et des veuves du conflit. 

 

 

 

 

Les activités de la gendarmerie algérienne et, plus tard, ceux du contingent de l’armée française, y inclus les parachutistes de général Massu ont été fortement questionnés à l’époque. Cependant, ce débat continue à se dérouler jusqu’au présent.  L’allégation, qu’en combattant le FLN (Front du Libération Nationale) algérien, les forces français ont torturé et violé leurs ennemis, a produit une crise de la conscience nationale française.  Des les premiers exposées de Claude Bourdet dans France Observateur en 1951 et 1955, jusqu’à la  «commission d’enquête sur la torture durant la guerre d’Algérie» en 22 novembre 2000 [Le Monde 24 novembre 2000], le débat continue.  L’aspect le plus inquiétant pour les français, c’est la comparaison entre les actions de la démocratie du quatrième république et ceux des occupants national socialistes pendant la deuxième guerre mondiale.  «...the Algerian war challenged and undermined the values that for so long had defined French national identity: those of greatness and her liberating and civilising mission. ... to retain those values they had resorted to methods of barbarism which allowed them, the people of 1789, to be attacked for being no better than Nazis.»

 

 

 

 

Les jeunes soldats qui retournaient de la guerre d’Algérie n’avaient pas envie d’en parler.  La politique d’«Algérie Française» avait mené à la chute du gouvernement, et de la république même.  En pleine guerre froide, les politiques du FLN étaient plus proches au Marxisme-léninisme pour qu’on pourrait les sympathiser.  Il a fallut attendre une nouvelle génération, avec des idées différentes vis à vis l’histoire et la politique pour qu’on pourrait vraiment faire face à ce qui c’est passé: «avec le fin des idéologies, les jeunes tournent vers le passé ... la nouvelle histoire se fait par le récit des victimes et non plus par le discours autojustificateur de l’Etat»  [Stora].

 

 

 

 

Il ne faut pas ignorer que il y avait à l’époque de la guerre une censure active au part de l’état français: «Censorship was tight under emergency legislation,... Jean Luc Godard’s film Le Petit Soldat, made in 1959, was not shown until after the war, in1963» [Gildea].  L’ouverture des archives rend possible les études de recherche: «Les universités prennent désormais le relais des journalistes qui... ont «porté» la mémoire de la guerre d’Algérie jusque-là» [Stora].

 

 

 

 

Le procès, la condamnation, la fuite et l’arrestation de Maurice Papon sont le sujet de beaucoup de reportage récent.  Papon est très intéressant parce qu’il est responsable pour deux crimes, l’expulsion des 1500 juifs sous le régime de Vichy vers les camps de mort, et le massacre d’entre 200 et 300 manifestants algériens en octobre 1961 à Paris.  Ces deux périodes posent des questions difficiles pour la conscience française.  La reconstruction de la nation après la deuxième guerre mondiale était psychologique aussi que industrielle, est c’est possible de dire q’un mythe était construit que la résistance engageait plus de soutien qu’était probablement le cas, et les gens préféraient de se taire au sujet des actes collaboratrices.  Les atroces contre les algériennes ont été cachées dans un silence, et ce n’est qu’en 1998 que les accusations contre Papon pour son rôle dans le massacre de 1961 ont été lancé. «Il a fallu attendre les années 80 pour que s’impose le travail de mémoire sur Vichy.  S’agissant de la guerre d’Algérie, nous n’en sommes encore qu’au début» [Le Monde 05/02/1999].

 

 

 

 

Ce n’est peut-être pas une question qui peut s’expliquer en termes de la psychanalyse.  Quand Freud discutait la répression des souvenirs, je crois qu’il pensait aux individus plutôt qu’aux nations.  Mais la tendance d’ «oublier» les choses troublantes, ou au moins de se taire aux sujets difficiles, me semble d’être une partie du comportement humain, au moins de notre société contemporaine.  On entend dire que l’histoire est écrite par les vainqueurs, mais l’histoire continue, est quand le passé s’éloigne, c’est possible de trouver autres façons de le regarder.

 

 

 

 


 

 

Bibliographie

 

 

Gildea, Robert, 1996,  France since 1945, Oxford University Press.

 

 

Bacque, Raphaelle, 11/06/1999, La guerre d’Algérie n’est plus une «guerre sans nom», Le Monde.

 

 

Editorial, 05/02/1999, Notre mémoire algérienne, Le Monde.

 

 

Meynier, Gilbert, 28/10/04, Un mariage forcé, une séparation sanglante.

 

 

Jarreau, Patrick, 09/09/2003, La direction des opérations spéciales du Pentagone organise une projection de «La Bataille d’Alger».

 

 

Stora, Benjamin, 14-20/12/2000, Guerre d’Algérie: les aveux les plus durs, Nouvel Observateur.

 

 

Le Secrétariat, 01/01/1954, La proclamation du FLN.

 

 

Le carnet du zappeur, Le choix du Maurice, www.chez.com/television/articles/papon.html

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